BELARUS





La situation en Biélorussie demande à agir. Le gouvernement déclara l’attribution des bourses pour les étudiants – conformément à la demande d’Aleksander Milinkievich.

Une réaction sage et simple aux actions attendues des autorités par rapport aux manifestants : pensons aux stages. Une liste des personnes qui ne seront pas admises dans les pays de l’Union Européenne est en cours de préparation. Qu’est-ce qu’on peut faire de plus ? Il semblerait que les possibilités des autorités du pays et des autorité européennes sont assez limités. Il n’en est pas de męme pour les personnes, les organisations citoyennes et les sociétés. On peut soutenir nos voisins de différentes façons, on commençant par créer des liens avec eux, sans se męler à la grande politique. Partager les expériences de terrain des diverses organisations, développer des contacts scientifiques et professionnels, organiser un partenariats des paroisses. Connaître les Biélorusses, leur culture, leurs problèmes et leurs attentes. Leurs difficultés et leurs chances. Aider les Occidentaux à les comprendre. C’est un travail peu spectaculaire, mais très important - si il se poursuit sur un large front. Il faut une mobilisation générale.

ÉCOUTER



prof. Bohdan Cywinski - historien, journaliste, ancien professeur des universités ń Vilnius et Vitsyebsk

La Biélorussie - un pays sans les conflits inter-confessionaux (pdf)
L’interview avec prof. Bohdan Cywinski



Dr Hiennadz Siemianczuk - Archéologue biélorusse, enseigne à l’Université de Grodno et à l’Université Jagellonne.

dr Hiennadz Siemianczuk (mp3/7,22 MB)- version bielorusse

English version


Aliaksandar Nawicki - Journaliste biélorusse, adjoint du directeur de la rédaction biélorusse de la Radio Polonia.

Red. Alianksandar Nawicki (mp3/8,42 MB)- version polonaise

L’interview avec Navicki - résume: Aujourd’hui, la difficulté de parler de la culture biélorusse vient du fait qu’elle était détruite ou éliminée par la culture russe et polonaise depuis cinq siècles. Les Biélorusses ne possedaient pas leur pays – d’abord ils appartenaient au Grand-Duché de Lituanie, ensuite à la Pologne, enfin à la Russie. Ils étaient d’abord christianisés selon le rite oriental par la Ruthénie, ensuite par l’église polonaise selon le rite latin et enfin atheisés par le régime soviétique, qui tout simplement détruisait la culture. Depuis quelques années Loukachenka élimine systématiquement la langue biélorusse des écoles et de la vie publique, en le traitant de dialecte de la langue russe. Nous pouvons même parler aujourd'hui de “l’Archipel de la Biélorussie”, des îles de la culture biélorusse sur la mer de nullité post-soviétique, qu’un philosophe russe Julij Anatolijewicz Szrejder, a appelé “une catastrophe anthropologique”. On n’hérite pas cette culture, on la découvre et l’acquiert. Il faut du courage et de l’obstination pour être un Biélorusse authéntique. Ces Biélorusses sont parfois étrangers parmi les siens, ce sont eux qui développent la culture en cherchant des pistes nouvelles, sans avoir exemple ni modèle, sans savoir où ces recherches vont les amener. Qu’est-ce qui se développe le mieux ? La poésie ! On ne sait pas pourquoi, mais c’est ainsi. Les Biélorusses, habitants de la région frontalère, par leur histoire sont liés à l’Europe, on ne peut pas les identifier aux Russes. Quel rôle peuvent-ils jouer dans cette histoire – c’est difficile à dire, en tout cas, leur capacité de coexister et de lier différents éléments culturels peut aider les Européens contemporains. Cependant, il faut les aider, parce qu’il sont encore faibles – bien qu’on voie déja des changements positifs dans le développement de leur culture et de la société civile.






Événements. L'opinions


Nous revenons également à une interview publiée par Eurodialog au début du gouvernement de Lukashenko. Elle évoque la situation en Biélorussie d’il y a quelques années et fait voir des graves problèmes de la culture biélorusse.

  • Stefan Wilaknowicz L’interview avec Ihar Babkou (english version only)

    Ihar Babkou: philosophe de la culture, écrivain proche de l’Institut de Franciszek Skaryna à Minsk.



  • © Znak Christian Culture Foundation 2008; e-mail

    Partners: Host: